35. Un jour pour tous… ou presque

J’ai été sollicité pour animer un atelier de sensibilisation sur un site industriel. Nous étions plus de 15 formateurs de tout horizon pour cette journée. Il s’agit d’une journée non travaillée dans le groupe et consacrée aux aspects hse.

Nul doute que si cette journée ne portait pas ses fruits, elle aurait été remplacée depuis longtemps par une journée de travail. En effet une journée de perdue au niveau du groupe a un impact financier très important, mais les bénéfices lié à l’amélioration des comportements est supérieure.

C’est une sacré organisation, et les salariés apprécient ces animations qui vont du risque chimique à la lutte contre l’incendie en passant par les explications sur le recyclage et la gestion des énergies. Ils découvrent alors des aspects souvent méconnus ou sous-estimés et enrichissent leurs connaissances tout en découvrant des personnes qu’ils ne côtoient pas actuellement. En effet, les groupes sont mixés, plus question de services, ni de hiérarchie, lors de cette journée une seule chose est importante : apprendre et adapter ses comportements. Les leviers principaux de cette action sont l’apprentissage et la responsabilisation.

Chacun peut à son niveau changer certaines habitudes, simplement parce qu’il sait que les petits gestes font les grands résultats.

Ce type d’actions est développé dans des grands groupes avec parfois plusieurs dizaines de milliers de personnes qui y participent le même jour.

 

Le conseil du préventeur

A chaque fois que j’ai été associé à ce type d’évènement, j’ai toujours constaté que la plupart des salariés étaient conscient que leurs comportements sont perfectibles, mais j’ai toujours retrouvé « les autres ».

Ceux que j’appelle ainsi, « les autre », c’est parce qu’ils refusent de se remettre en question, sous prétexte que certaines améliorations techniques n’ont pas eu lieu, ou qu’ils pensent être victimes d’une injustice, ou parce que pour eux la sécurité ce n’est pas leur métier, on leur demande de faire toujours plus mais sans être payé plus… Je vous épargne la liste des justifications et excuses en tous genres. Certes, ils ont parfois raisons, mais ce n’est pas en critiquant l’entreprise ou certains de ses représentants que l’on va faire avancer les choses en matière de prévention.

Heureusement, « les autres » sont souvent largement minoritaires, mais cependant il faut être vigilant et ne pas renforcer leurs messages en y opposant d’autres arguments. En définitive, on leur donne plus de force si on réagit ainsi. Je l’ai maintenant compris et j’utilise d’autres stratégies telles que le questionnement ou le syndrome d’Asterix !


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PROCHAINE HISTOIRE:  « Une conférence décalée »

2 thoughts on “35. Un jour pour tous… ou presque

  1. Bonjour,

    un peu plus d’explication sur le syndrome d’Astérix ? ça m’intéresse 🙂
    (de ce que j’ai pu lire ça et là, c’est plutôt l’inverse)

    Merci.
    Grégory

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