41. Du lard ou du cochon !

Découvrez la nouvelle histoire vécue de la série « 50 visions de prévention » (en savoir plus sur mon défi)

« Vous voulez un verre d’eau, quelque chose ? »

Elles sont décontenancées et ne savent pas si la personne en face d’elles est dans le jeu, ou si elle va vraiment mal. Etre témoin d’un accident peut s’avérer extrêmement choquant.

En fait lors de mes formations de responsable QSE, j’anime le module « Analyse des accidents » comme le faisait mon prédécesseur : Jean Cottinet. Les personnes sont mises en situation afin de recueillir les faits, ils doivent donc mener un entretien suite à un accident de travail.

Cela leur permet de se rendre compte de la difficulté de mener un échange constructif dans une situation si particulière. Ils doivent donc interroger les victimes et témoins en les mettant en confiance, en leur expliquant le but de la démarche : « comprendre le processus de l’accident » et en aucun cas juger qui que ce soit.

Au préalable, je les fais travailler par groupe sur des scénarii d’accidents, et fait tourner les groupes, de telle façon que les « enquêteurs » doivent trouver les causes en menant l’entretien au mieux.

Ce jour-là, elles étaient 3 à mener cet entretien dans les rôles suivants « Responsable sécurité – animatrice sécurité – membre du chsct ». En face d’elle « Brigitte », c’est le prénom choisi pour ce témoin fictif.

Dès les première questions Brigitte semble très mal, elle ne répond pas aux questions et on a l’impression qu’elle va se mettre à pleurer dans la seconde. J’assiste à la scène, car je suis en train de filmer l’exercice pour le débriefing. Je vois nos 3 « enquêtrices » complément décontenancée.

Avoir quelqu’un en face de soi qui se comporte ainsi ne mets pas très à l’aise. Les questions restent sans réponse ou alors un « c’est ça… » laconique qui fait office de dialogue.

Le conseil du préventeur.

4sCet exercice a permis ensuite à tout le groupe de prendre conscience qu’un accident, ce n’est pas anodin, ce n’est pas non plus un chiffre en plus sur un tableau !fgh

En plus des lésions visibles, il en existe d’autres qui sont bien réelles, et peuvent marquer à vie. Le plus difficile est donc de passer de l’émotionnel au rationnel pour recueillir les faits et analyser les circonstances de l’évènement non souhaité.

Trop souvent les entreprises ne prennent pas en compte les effets post traumatiques, y compris pour les témoins. Que met on en place pour accompagner les personnes suite à de telles situations ?


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PROCHAINE HISTOIRE:  » Le cariste fait la bécasse « 

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